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Je viens de lire ce chiffre dans Fémina du 12 février et il m’interpelle. Évidemment sa source n’est pas citée et il peut paraître exagéré. Certainement exagéré !

Petit calcul rapide. Combien de temps en moyenne passons-nous à lire un livre ? Je propose 10 h. Nous passerions donc 2000 h sur les réseaux sociaux par an, soit plus de 5 h par jour. Pour certains, ce peut être le cas, en moyenne cela semble énorme. Et ces accros-là réseautent en permanence, debout dans le bus, entre deux cours, en voiture… partout là où ils ne pourraient pas forcément lire.

Reste que surfer sur les réseaux sociaux et le web plus généralement, nous prend beaucoup de temps qui n’est plus consacré à la lecture et ça fait réfléchir. D’ailleurs je viens de « perdre » 10 mn à rédiger ce billet…

 

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Sélectionnée !

imagesMa très courte nouvelle écrite pour le concours de la ligne B du RER, et non finaliste, a été retenue par Short Edition.

Seule au monde est son nouveau titre :

http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/seule-au-monde-4

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Portraits de mots doux et autres

cadre

Selon « Verbier, Herbier verbal à l’usage des écrivants et des lisants » de Michel Volkovitch, Ed. Maurice Nadeau  (Merci, Nicole)

Bonheur – Son moment d’élection : le matin, de bonne heure. Ce h inaudible au milieu, secret, comme un soupir d’aise au fond de soi.

Chocolat – Chaud, collant mais coulant. On ouvre grand la bouche, aah…

Choyer, dorloter – Choyer se déploie largement, le choyé en sort grandi, épanoui – d’abord, on ne peut choyer que du premier choix. Dorloter, au contraire, c’est rapetisser. Une personne qu’on dorlote est petiote, chochotte : on lui dit, Dors, comme à un enfant.

Oui – Mot épanoui. Le plus beau mot à dire quand on jouit.

Paresse – Pareille à la caresse, en plus doux encore.

Visage –Mot-caresse, vibrant doucement, lent à finir (comme les vagues sur le rivage), contemplatif, le regard s’y promène, visage-paysage…

Et maintenant, à moi d’écrire des portraits !

Théâtre – 3 syllabes comme autant de coups de ce fameux brigadier. Té ! A ! Tre ! le bâton frappe et les rideaux s’ouvrent. Et puis le â se prononce la bouche ouverte comme quand on déclame.

Nonchalance – Un mot tout en longueur, qu’on ne peut dérouler sur la langue qu’avec une lenteur étudiée. Non-le-chat-n’est-pas-lent, il est racé. Quand il s’étire, c’est avec élégance. Quand il se meut, c’est avec grâce. La nonchalance n’est pas une vitesse, c’est un mouvement.

Acariâtre – ça accroche et ça rappe. Prononcer cet adjectif est presque douloureux.

Saccadé – Trois syllabes rythmées. Impossible de les lier, il faut les détacher, chacune a son rôle.

Buisson – Le « ui » et le « on » s’emmêlent, ça grouille là-dedans. C’est ramassé et brouillon, ça enveloppe. On peut s’y cacher mais pas s’y perdre.

Qui prend ma suite ?