Au fond du jardin

au fond du jardinFin d’après-midi Au fond du Jardin, où  Marie-Agnès Azuelos, Sonia Dron, Anne-Sophie Le Bris et Philippe Leclercq, tous auteurs des ex-éditions Abordables, avaient donné rendez-vous à leurs amis, et aux amis de leurs amis.

Dédicaces, lecture d’extraits par l’actrice Isabelle Valentin et bonne humeur au programme.

Il y fut question évidemment de notre feue maison d’édition mais surtout de projets d’écriture, de cette envie qui ne quitte aucun de nous d’écrire, de cette joie de partager des moments avec des lecteurs, et d’avenir plus largement.

Merci Marie-Agnès, Anne-Sophie, Sonia et Philippe pour ces instants précieux.

 

LEA, le retour.

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Le logo Léa, anciennement Les éditions Abordables, nouvellement Les éditions Absolues. Il fallait oser !

Il y a quelques jours, j’écrivais (le phénix s’appelle Léa) , de façon quelque peu caustique il faut bien l’avouer, que les nouvelles Editions Absolues ressemblaient étrangement aux feues Éditions Abordables.

Le site qui vient d’ouvrir montre qu’il ne s’agit plus d’une simple ressemblance, encore moins d’une coïncidence, mais bien d’une continuité.

https://www.leseditionsabsolues.fr/editionmoderne

Alors je m’interroge. Comment une maison d’édition qui vient juste de faire faillite, qui est encore en cours de liquidation après avoir laissé en carafe des dizaines d’auteurs sans leur régler leurs droits, en avoir plumés un certain nombre (de là viendrait le beau plumage de ce Phénix-là ?), peut-elle renaître aussi vite ? Comment des auteurs ex-Abordables peuvent-ils d’ores et déjà se retrouver publiés chez Absolues avec les mêmes ouvrages (couvertures identiques sauf le nom de l’éditeur évidemment) alors même que nous n’avons pas encore repris les droits sur nos livres, la liquidation d’Abordables étant encore en cours ?

Ça sent le tour de passe-passe juridique derrière tout ça. À moins d’un gros coup de bluff. Dans le deux cas, il y a franchement matière à être Absolue-ment écœurée.

Actus : Trois jours après la publication de cet article, M. Ochin, fondateur des ex-éditions Abordables m’a appelée « à la demande du liquidateur judiciaire » auquel j’avais fait part de ces interrogations. Il m’a assurée de sa bonne foi, de la légalité du « rachat des actifs » par des auteurs, de son absence d’intérêt quelconque dans l’affaire et de son infortune. J’en prends note. 

 

Le phénix s’appelle Léa

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Le logo de LEA, feu Les Editions Abordables

Tiens donc*… Une société d’édition de livres, dénommée Les éditions absolues, a été immatriculée tout début septembre.

Sigle : LEA, Siège basé à Paris 15e.  Exactement comme les Editions Abordables en liquidation depuis juillet dernier. Comme c’est étrange. Renaîtraient-elles de leurs cendres ?

Le phénix s’appelle Léa. Ce pourrait être le titre d’un roman.

*Merci à la source qui m’a signalé cette mystérieuse coïncidence.

 

 

Coup de griffe

manuscritsAu cours de ma mini vie d’apprentie écrivain, j’ai croisé trois éditeurs. Tellement semblables, tellement différents.

Le premier, un certain « Z » est un usurpateur, ni plus ni moins. Il se rêve éditeur, se gausse d’être un lettré, de posséder la Pléiade, paraît. Il lance quelques actions, fait croire qu’il est le roi du monde et cherche à vous entraîner dans son sillage. Vite démasqué, il se cache pendant des mois au fond d’une grotte puis réapparaît quand un peu d’allant mystificateur lui revient. Il semble avoir disparu pour de bon, peut-être croqué par un ours.

La deuxième est une desesperate housewife de l’édition. Elle recherche la distraction. Des frissons, c’est encore mieux. Les plans foireux, les trucs à demi-réfléchis ne lui font pas peur, bien au contraire, tant qu’il y a des copains dans l’affaire et de la créativité en jeu.

Enfin, pour troisième, un génie (!) incompris. Il croit inventer la roue en la choisissant carrée. Mais comment les autres n’y ont pas pensé, ces idiots ! Et s’il échoue, c’est la faute à ses proches qui ne l’ont pas assez soutenu, les misérables. Imparable !

Et leurs similarités ? Parce qu’ils en ont. C’est le livre objet qui les fascine plus que le texte. L’aboutissement d’un projet qui les anime plus que le plaisir offert aux lecteurs. Et ils écrivent, tous les trois, avec plus ou moins de talents. Ils s’éditent évidemment entre deux oeuvres d’auteurs-maison. Et peut-être est-ce pour cela qu’ils sont devenus éditeurs. Certainement. Pour tenir entre leurs mains le fruit de leurs griffonnages.

lls sont ainsi ces éditeurs clopinant. De vrais personnages de fiction qui mériteraient largement qu’on les croque d’un coup de plume.  Chiche ?

 

 

Léa K.O.

livre-vitrineLe 15 juillet, Bruno Ochin, le fondateur et directeur des éditions Abordables (Léa) nous a prévenus par mail, nous les auteurs-maison, que la procédure de liquidation était lancée. Une issue malheureusement tellement prévisible… Quand on fonce dans le mur,  les yeux rivés sur son nombril, on finit par s’écraser dessus.

J’ai signé le contrat d’édition pour Point à la ligne en novembre 2016, cela fera trois ans. Quelques semaines d’exaltation, des mois de déception et le sentiment que cette aventure aussi périlleuse que vaine a commencé il y a un siècle.

Une page se tourne, comme on dit avec à-propos. Il reste à écrire les chapitres suivants.

Auteur ou écrivain ?

dessin-ecrivainDécidément, M. Ochin (fondateur et directeur des Editions Abordables, auteur également), nous sommes en désaccord sur bien des points !  Je viens de lire cette phrase dans une de vos interviews : « Pour moi le terme écrivain s’emploierait pour une personne qui aurait écrit au moins quinze romans, je suis donc plutôt auteur. », et vos propos m’interpellent. Je sais, hélas, puisque vous m’avez, il y a quelque temps déjà, fait part de votre théorie, qu’il ne s’agit nullement d’une maladresse de votre part ou de celle de l’interviewer.  Alors, je m’insurge. Non ! définitivement, non !, il ne peut être question de quantité ! 

Est-ce que Muriel Barbery, l’auteure du magnifique L’élégance du hérisson, qui n’a écrit, je crois, à cette heure « que » quatre ouvrages n’est pas une talentueuse écrivaine ? Que dire d’Aurélie Valogne aux millions de lecteurs qui vient de signer son cinquième roman ? Delphine de Vigan, Elena Ferrante, Joël Dicker… et je pourrais citer bien d’autres romanciers, connus et appréciés, qui n’ont pas écrit les quinze romans requis selon vous. Ils sont écrivains, tout simplement parce que leur talent d’écriture est reconnu par des lecteurs, de très nombreux lecteurs.

Ah, le lecteur, vous avez tellement tendance à l’oublier…

Auteur ou écrivain, la question d’ailleurs n’a pas vraiment d’importance et je ne la soulève que pour dénoncer vos propos. L’essentiel n’est-il pas de se sentir « écrivain », qu’on vive de sa plume ou non ?

 

 

Se faire éditer, quelle histoire !

couv-livres-380x260Ecrire c’est difficile, long, souvent douloureux, pas vraiment gratifiant, mais – hélas ? – nécessaire pour la plupart des écrivaillons.  Un peu comme celui, comme moi, qui boit du Coca alors qu’on sait tous que c’est du poison. D’autres fument des trucs plus ou moins végétaux ou font des machins pire encore, mais ce n’est pas la question.  Bref, pour la plupart des écrivants, il s’agit d’écrire parce que c’est vital, souvent ça fait du bien, parfois ça fait mal, mais c’est ainsi. Le problème vient ensuite : une fois le livre écrit, on veut le faire connaitre. C’est imparable ! A moins d’avoir un nom connu, de fréquenter (de très près !) un éditeur, c’est la galère. Sur son blog que je conseille (entre2 lettres.com), Pascal Perrat a écrit un article sur le sujet :  si-un-editeur-daigne-sinteresser-a-son-livre

Déprimant pour les auteurs ? Comme dit la FDJ, « 100% des gagnants ont tenté leur chance. »