Léa K.O.

livre-vitrineLe 15 juillet, Bruno Ochin, le fondateur et directeur des éditions Abordables (Léa) nous a prévenus par mail, nous les auteurs-maison, que la procédure de liquidation était lancée. Une issue malheureusement tellement prévisible… Quand on fonce dans le mur,  les yeux rivés sur son nombril, on finit par s’écraser dessus.

J’ai signé le contrat d’édition pour Point à la ligne en novembre 2016, cela fera trois ans. Quelques semaines d’exaltation, des mois de déception et le sentiment que cette aventure aussi périlleuse que vaine a commencé il y a un siècle.

Une page se tourne, comme on dit avec à-propos. Il reste à écrire les chapitres suivants.

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Le hasard peut tout changer dans la vie

Le-hasard-est-partout-Ben

Le hasard peut tout changer dans la vie, a écrit, sur ce blog, il y a quelque temps déjà, une amicale lectrice au sujet de Point à la ligne.

Bonsoir Fabienne, Je viens de tourner la dernière page du recueil de nouvelles que tu as écrit et je m’empresse d’écrire ce petit mot sur ton blog. Merci pour ce petit bonheur de lecture. J’ai adoré ces instants de vie de chacun des personnages avec une préférence pour l’histoire de Constantin et Adrienne. Comme quoi…des petits riens, le hasard peuvent tout changer dans la vie… Un recueil de nouvelles qui booste, qui apporte de l’espoir et donne le sourire. J’ai hâte de lire tes prochains écrits. Bonne soirée, Sandrine S.

Voilà bien le fil rouge de Point à la ligne et de Merci Gary Plotter. Dans ces deux livres, c’est les rencontres qui font avancer les héroïnes dans leurs quêtes. Rencontres avec des écrits, rencontres avec des personnes, hasard des circonstances. Tout peut arriver et j’aime à y croire.

Fête des pères

boite bonheur
Une boîte à bonheur qui aurait pu être celle offerte par Juliette

Aujourd’hui c’est la fête des pères. Trois semaines après la fête des mères (le plus souvent c’est seulement deux semaines), comme dans la nouvelle Les petits mots de mon recueil de nouvelles Point à la ligne. Trois semaines pour que les deux héros, Luce et Charly, soient poussés à une part d’introspection grâce à la boîte à bonheur offerte par Juliette à l’occasion de la fête des mères. Et qu’ils donnent à leur couple un nouvel élan.

Bonne fête à tous les papas !

 

Extrait, quand Charly découvre son cadeau à l’occasion de la fête des pères (et c’est ainsi que se termine la nouvelle) :

Allez, papa, ouvre ton cadeau !

Je fais glisser le ruban, décolle les adhésifs et ouvre en grand le papier. Apparaît un petit cube en plastique transparent, fendu sur la moitié de sa hauteur et garni d’un cadran de montre à l’avant. Devant mon air interrogateur, Juliette précise :

« C’est un porte-photo pour ton bureau, papa. Tu y mettras notre photo, et comme ça, le soir à ton travail, tu regarderas l’heure, tu nous verras tous les trois et tu penseras qu’il est temps de rentrer à la maison et de t’occuper de maman et de moi. »

« Merci Juliette », lui disons-nous en chœur, Luce et moi.

Pourquoi remercions-nous tous les deux, c’est pourtant seulement la fête des pères, non ?

 

Roman ou nouvelles ?

 

 

Dois-je déclarer Point à la ligne comme un roman ou un recueil de nouvelles ? C’est la question que je me suis posée et que j’ai partagée avec mes proches une fois le manuscrit bouclé.

Un roman ? Oui, car il y a une unité de temps et une relation entre tous les personnages. Non, car les narrateurs sont différents d’une histoire à l’autre.

Un recueil de nouvelles ? Oui, car les 4 histoires peuvent être lues séparément. Non, car la structure de chaque histoire s’apparente plus à celle d’un mini-roman qu’à celle d’une nouvelle.

Alors, roman choral, polyptyque romanesque ? J’ai opté pour le recueil de nouvelles. Grégoire Delacourt (ou son éditeur ?) a choisi le roman pour Les quatre saisons de l’été, alors que la construction de la narration est semblable à la mienne.

Cette question peut paraître anodine car, franchement, le genre ne change rien à la lecture. Pourtant, un roman et un recueil de nouvelles ne sont ni édités par les mêmes maisons, ni référencés de la même façon par les librairies, ni même abordés pareillement par les lecteurs. Alors bon ou mauvais choix ?

 

Le voisin, enfin !

livre-inconnu« Bienvenue à bord ! », c’est sur ces mots* que se termine la première version de mon prochain roman, Le voisin. Car, enfin, je viens de boucler ce premier jet. Je pourrais m’en réjouir, me dire que le boulot est bien avancé, mais il est trop tôt.

Durant ces mois d’écriture, j’ai fait connaissance avec les personnages de ce roman. Je sais maintenant ce qu’ils ont dans la tête car, croyez-moi ou non, je l’ignorais jusque-là. J’en avais bien une vague idée mais ils m’ont surpris. Surtout Greg, je dois dire, le fameux voisin.

Alors il me reste à réécrire cette version deux, dix ou vingt-cinq fois, qui sait ?, en cherchant la meilleure formule, pour que les personnages trouvent exactement leur place et que toutes les pièces de l’intrigue s’emboîtent parfaitement. Comme lors de la construction d’une maison, c’est les finitions qui prennent le plus de temps.

Seule certitude, le gros oeuvre étant terminé, c’est que l’ouvrage existe déjà. Et dans quelque temps, vous serez les bienvenus à bord, patience !

* Qui seront peut-être réécrits…

Les droits de la femme

point-a-la-ligne---couv1-143La journée des droits de la femme, c’était hier et, pour cette journée spéciale, les éditions Abordables ont choisi de mettre en avant, sur leur blog, trois livres dont le mien, Point à la ligne. Dans ce recueil de quatre longues nouvelles, il est question, en effet, de femmes, de leurs forces et de leurs fragilités.

Et parmi elles, l’aïeule, Adrienne, dans la nouvelle éponyme, symbolise tout particulièrement, je crois, le chemin qu’ont parcouru les femmes ces dernières décennies en matière de droits, de liberté et d’autonomie. Divorcée, sans enfant, exerçant un métier « d’homme », Adrienne a été l’une des pionnières des droits de la femme et j’ai adoré écrire son histoire en m’inspirant très librement de celle d’Yvonne, née en 1914 et chirurgien-dentiste comme Adrienne*.

Extrait

Adrienne se souvient avoir commencé à craindre l’emprise de Constantin. Il était brillant, ses conversations étaient passionnantes, il émanait de lui une aura à laquelle aucune femme ne résistait. Mais elle ne voulait pas être « à lui » mais « avec lui ». Elle refusait farouchement de se laisser dominer.

À l’époque les femmes avaient enfin obtenu le droit de vote mais toujours pas celui de travailler sans l’accord de leur mari. Elles se trouvaient pour la plupart cantonnées aux tâches domestiques. Si Constantin, une fois qu’ils seraient mariés, refusait qu’elle exerce son métier ? Adrienne était amoureuse, mais pas inconsciente et, à partir de cette période, elle avait commencé à instiller un peu de retenue dans leur relation.

blog LEA

*Un jour, une vie », des récits de vie recueillis par Les passeurs de mémoire, des jeunes volontaires Unis-Cité, auprès de résidents de la maison de retraite La Faïencerie.

Les rencontres qui effleurent ou renversent

ventOn peut lire sur le web des tas de citations, adages et autres proverbes un peu bidon. D’habitude mon regard glisse dessus sans s’arrêter, un peu comme quand je passe devant les boutiques de bibelots du quartier chinois (chacun ses goûts), mais ce matin, arrêt :

« Les rencontres dans la vie sont comme le vent, certaines vous effleurent juste la peau, d’autres vous renversent. »

C’est bien cela, des rencontres ont en fait tous les jours, mais certaines peuvent nous changer la vie et ce n’est ni Claire, ni Marie, ni même Martin, les héros de Merci Gary Plotter qui nous diront le contraire. Les rencontres, avec des écrits cette fois, c’est aussi le sujet de mon premier ouvrage Point à la ligne.

Voilà certainement pourquoi mes yeux se sont posés ce matin sur cette belle phrase.