Fantastique rencontre

rencontre-3e-typeEn rentrant du travail, il y a quelques jours, j’ai rencontré cet homme dans le métro. Un sac à dos chargé de matériel, un équipement d’alpiniste, des lunettes de haute montagne, de quoi détonner au milieu des urbains harassés que nous étions. Et s’il était un personnage fantastique ? Personne autour de moi, pourtant, ne semblait s’en étonner. Comme dans Merci Gary quand Marie rentre du travail par le RER.

Extrait de Merci Gary

L’attention de Marie fut accaparée quelques minutes par trois hommes aux visages dévorés par de longues barbes grises marbrées de blanc. Ils parlaient une langue aux sonorités inconnues et, particularité plus singulière encore, s’abritaient sous des capes de pluie de randonneur en cette fin de journée ensoleillée.

Décidément, que le monde est bizarre ! Mais comme elle semblait être la seule à s’étonner de la présence d’un tel trio, elle reprit ses cogitations.

LEA, le retour.

logo lea
Le logo Léa, anciennement Les éditions Abordables, nouvellement Les éditions Absolues. Il fallait oser !

Il y a quelques jours, j’écrivais (le phénix s’appelle Léa) , de façon quelque peu caustique il faut bien l’avouer, que les nouvelles Editions Absolues ressemblaient étrangement aux feues Éditions Abordables.

Le site qui vient d’ouvrir montre qu’il ne s’agit plus d’une simple ressemblance, encore moins d’une coïncidence, mais bien d’une continuité.

https://www.leseditionsabsolues.fr/editionmoderne

Alors je m’interroge. Comment une maison d’édition qui vient juste de faire faillite, qui est encore en cours de liquidation après avoir laissé en carafe des dizaines d’auteurs sans leur régler leurs droits, en avoir plumés un certain nombre (de là viendrait le beau plumage de ce Phénix-là ?), peut-elle renaître aussi vite ? Comment des auteurs ex-Abordables peuvent-ils d’ores et déjà se retrouver publiés chez Absolues avec les mêmes ouvrages (couvertures identiques sauf le nom de l’éditeur évidemment) alors même que nous n’avons pas encore repris les droits sur nos livres, la liquidation d’Abordables étant encore en cours ?

Ça sent le tour de passe-passe juridique derrière tout ça. À moins d’un gros coup de bluff. Dans le deux cas, il y a franchement matière à être Absolue-ment écœurée.

Actus : Trois jours après la publication de cet article, M. Ochin, fondateur des ex-éditions Abordables m’a appelée « à la demande du liquidateur judiciaire » auquel j’avais fait part de ces interrogations. Il m’a assurée de sa bonne foi, de la légalité du « rachat des actifs » par des auteurs, de son absence d’intérêt quelconque dans l’affaire et de son infortune. J’en prends note. 

 

Le temps taquin

horloge
La grande horloge du musée d’Orsay qui m’impressionne toujours autant !  Image parvalentinsimon0 de Pixabay

Le temps me joue des tours. Il ne peut en être autrement.

Mon agenda m’échappe, me tombe des mains, mes nuits de sommeil s’évanouissent, les minutes s’envolent, les heures me glissent entre les doigts comme du sable sec.

À croire que chaque journée rivalise d’ingéniosité pour grappiller le temps qui me permettrait d’écrire.

Voiture à reconduire au garage trois fois d’affilée pour le même dysfonctionnement (si !), grève des trains inopinée en Occitanie (selon le terme utilisé par la SNCF sur son panneau d’affichage le 18 octobre en gare d’Austerlitz, moins drôle que grève surprise), des documents officiels mystérieusement envolés qu’il me faut remplacer, des points de suture à deux heures du matin pour mon fils… Mais que se passe-t-il ?

Chacun sait la vie surprenante, je la crois fantastique, pour le pire et surtout le meilleur, et ce n’est pas Marie l’héroïne de Merci Gary qui me contredira.

 

 

 

La légende de pont Valentré

Cahors_pont_valentre_pano (1)Le pont Valentré est l’emblème de Cahors. Il faut dire qu’il en impose ce bâtiment médiéval ! Et comme bien des monuments anciens, une légende lui est attribuée. Pour se convaincre qu’elle est vraie (comme toutes les légendes, évidemment), il n’y a qu’à observer le petit diable agrippé à l’une des pierres de la tour centrale, juste sous le toit. Pas de chance, vous ne le verrez pas sur cette photo, même en loupe 300 000x, il se trouve sur la façade opposée, celle qui regarde le Lot vers l’aval.

J’ai utilisé cette légende dans la nouvelle intitulée Rencontre e-nattendue du recueil Point à la ligne parce qu’elle m’est familière, ayant accompagné mon enfance, et pour entraîner Violette, la geek héroïne de la nouvelle, vers un univers bien différent du sien.

page officielle du Pont Valentré

Ca aurait pu…

inconnuIl y a quelques jours, j’ai eu la surprise d’être interpellée en commentaire de ma page l’auteure  de la façon suivante :

Vous souvenez-vous de la publicité « Et soudain, un inconnu vous offre des fleurs » ?
(…). Je vous propose une variation personnalisée juste pour vous, sous forme de jeu, SANS les fleurs parce que je ne suis PAS un inconnu :
« Et soudain un anonyme vous offre de lui écrire »
parce que si j’en crois votre présentation, vous, ce que vous aimez, c’est écrire.
But du jeu : découvrir l’identité de l’anonyme en lui posant des questions.

Véritable ami d’enfance ou bidonnage ? C’était la question. Et la réponse malheureusement est… bidonnage. J’en ai eu le pressentiment assez vite et la confirmation 18 commentaires plus tard.

J’ignore donc toujours qui se cache derrière cet anonyme et quelle a été sa motivation à lancer ce jeu. Ce qui est sûr, c’est que nous ne nous connaissons finalement pas, mais que j’ai pris un certain plaisir à cette traque hélas avortée. Peut-être, certainement, parce qu’elle m’a renvoyée au cœur de Point à la ligne. Similitude avec la nouvelle éponyme quand Adrienne retrouve son ami de jeunesse (je n’ai pas 86 ans d’accord, mais un retour en arrière de 40 ou 45 ans était envisageable, non ?). Ressemblance également avec la nouvelle Rencontre e-nattendue quand Violette traque sur le web son diablotin (leur rencontre se termine beaucoup mieux, il le fallait !).

Trop évident pour être vrai, peut-être. Dommage.